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Les systèmes laitiers
Auteur : Jean-Christophe MOREAU

 
La synthèse présentée s’appuie sur les données accumulées depuis 7 ans par la méthode d’Appui Technique OPTILAIT. Le premier des transparents présentés permet d’esquisser l’état des lieux.

Si on prend par exemple la zone SEGALA, On peut constater qu’aujourd’hui comme par le passé, le chargement de la S.F.P. reste trés lié au pourcentage de PN dans la S.F.P., et qu’il est d’autant plus élevé que le pourcentage de maïs dans la SFP l’est aussi.

D’autres leviers d’intensification existent, comme le pourcentage de prairies ensilées, ou le chargement de printemps au paturage : ces leviers d’intensification sont les mêmes dans les autres zones de notre région, avec toutefois des niveaux de chargement pouvant être différents.

Les évolutions que nous avons pû constater entre 1989 et 1995 concernent à la fois les assolements, les rendements, et les troupeaux utilisateurs.

Observons le par région :

- En côteaux secs, la part de l’ensilage de maïs dans la SFP a progressé, tout comme son rendement (irrigation), mais sans que celà s’accompagne d’une progression des chargements moyens : c’est que dans le même temps, on a pû assister à une lente mais sensible dégradation du niveau d’utilisation de l’herbe.

- En zone de Ségalas, il n’y a pas eu de progression sensible des surfaces en maïs ; comme si on avait déjà fait le plein il y a longtemps des surfaces disponibles pour cette culture les rendements du maïs sont dans cette zone fort variables d’une année à l’autre, mais ont été bons ces dernières années.

Comme dans les autres zones on a assisté à une sensible désintensification des prairies. Un fait marquant est l’introduction de nombreux troupeaux annexes de Vaches Allaitantes : Il faut voir celà à la fois comme un élément de complexification de la conduite des prairies et comme un atout nouveau pour la sécurité des systèmes

- Les systèmes des régions de causses de basse altitude et autres zones assimilées ont connu à peu prés le même type d’évolution qu’en Ségalas, avec toutefois une petite augmentation du pourcentage de maïs dans la S.F.P.

- La zone de montagne, qui n’a pas le maïs, n’a quant à elle pas fait le choix de la désintensification des prairies : les chargements ont même légèrement progressé.

Comme en Ségalas et causses, les troupeaux annexes y sont chaque année plus nombreux, sauf que là, ils rentrent plus directement en concurrence avec le troupeau laitier

Ce graphique complémentaire montre bien qu’il n’y a que la zone dite "côteaux secs" qui a vu progresser les surfaces en maïs ensilé. Il montre aussi que la réforme de la PAC de 1993 n’y est sans doute pas pour rien.

Cet autre graphique montre combien est nette la désintensification des prairies dans la plupart des zones de notre région : seule la montagne içi en bleu foncé échappe encore à cette tendance lourde.

Dans le tableau qui vous est projeté maintenant est indiquée l’évolution entre 1989 et 1995 des quantités de fourrages utilisées par Eq.V.L. : quantités de 95 - quantités de 89.

Il est aisé de remarquer la progression générale du maïs, hors montagne.

En ce qui concerne l’herbe, on note que ce sont ni le foin ni l’ensilage d’herbe qui ont fait les frais de la désintensification, mais essentiellement le pâturage

Quelles sont les réflexions que nous suggèrent ces évolutions :

-  Moins de pâturage, c’est plus de déjections à stocker et à gérer

En termes de développement et de démarches de conseil, cela suggère une adaptation des fertilisations minérales, l’élaboration de plans d’épandage et une bonne diffusion des connaissances sur la valeur fertilisante des engrais de ferme.

-  L’ extensification des prairies est plutôt subie que maîtrisée

Par rapport à ce fait :

-  Est-ce que l’adaptation des pratiques suit, notamment en matière de fertilisation ?

-  Faut-il accompagner la mise en place de systèmes à 2 vitesses.

-  La sécurisation des systèmes fourragers est passée par l’augmentation des stocks de maïs ensilage : ceci a été trés net.

Il faut quand même se demander si c’est l’unique solution : Il y a sans doute intérêt à continuer à travailler sur le sorgho grain ensilé, sur la luzerne, et plus généralement sur les techniques de gestion du paturage,

A travers quelques cas concrets , c’est je crois, ce que nous allons voir maintenant.