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Les installations de jeunes agriculteurs : bilan 2006
Après deux années de diminution, on observe en 2006 une augmentation du nombre d’installations de 11% par rapport à l’an dernier. En effet, 517 installations ont été recensées cette année.

 

Evolution du nombre d’installations aidées de 1991 à 2006

(nombre d’installations décidées en CDOA)

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-  Freins à l’installation de jeunes agriculteurs

  • Le contexte démographique est plus favorable à l’installation depuis 2005 (cf. “papy boom”), mais une partie des terres libérées servent à l’agrandissement.
  • La réforme de la PAC décidée en 2003 et la mise en place des DPU (droits à paiement unique) maintiennent une compétition exacerbée entre les agriculteurs déjà installés et les nouveaux.
  • Le métier d’agriculteur jouit d’une faible attractivité auprès des jeunes en raison des contraintes d’horaires, des aléas climatiques et économiques, d’une rémunération aléatoire.... Ces raisons étant amplifiées par les crises de l’agriculture très médiatisées (crise de la grippe aviaire, crises viticole et arboricole...), les jeunes ont tendance à s’orienter vers des secteurs offrant une meilleure qualité de vie.
  • Enfin, certains agriculteurs font le choix de s’installer sans aides. Ils échappent ainsi aux “contraintes” liées à l’obligation de se former (niveau IV de formation agricole + stage “six mois”), de tenir une comptabilité, de parvenir à un revenu de référence, d’être âgé de moins de 40 ans, de s’engager à être agriculteur pendant 10 ans, etc... Ces règles sont en cours d’évolution (en 2007 pour les conditions d’octroi des aides et en 2008 pour le parcours à l’installation), ce qui devrait inciter davantage de candidats à l’installation à solliciter les aides de l’État. Les installations non aidées sont mal connues. D’après l’observatoire des exploitations transmissibles géré par les ADASEA de Midi-Pyrénées, en 2005, elles représentent 36% des nouveaux agriculteurs de moins de 40 ans. Ce taux varie fortement d’un département à l’autre.

Taux d’installations non aidées en 2005 :

AriègeAveyronHaute-GaronneGersLotHautes-PyrénéesTarnTarn et Garonne
49%18%59%35%24%44%30%62%

-  Evolution du nombre d’installations aidées par département de 1995 à 2006

Département199519961997199819992000200120022003200420052006
Ariège495546634956713733232638
Aveyron233310257225171156166156170179144163
Haute-Garonne5789101934962465057584643
Gers961501381149692756366475668
Lot62851011019270636977564742
Hautes-Pyrénées465666556237283438483652
Tarn11312411899103901119087726768
Tarn et Garonne717579777463504049474443
Total727944906827696626610539577530466517
  • La hausse du nombre d’installations s’observe dans la moitié des départements (Ariège, Aveyron, Gers, Hautes-Pyrénées).
  • La situation est stable en Haute-Garonne, dans le Tarn et le Tarn & Garonne.
  • Seuls la Haute-Garonne et le Lot subissent une légère baisse.

Principales caractéristiques des installations

 [1]

-  L’âge moyen d’installation stagne autour de 28 ans

Il s’agit là d’une variable d’une grande constance depuis plusieurs années et elle se retrouve dans tous les départements à un an près, sauf dans les Hautes-Pyrénées où l’âge moyen d’installation est plus élevé (30 ans). La classe d’âge des 20-24 ans est la plus représentée avec 32% des installations, elle est suivie de celle des 25-29 ans qui représente un quart des installations, puis viennent les 34-40 ans (25%). Les moins nombreux sont les 30-33 ans, ils ne représentent qu’un jeune sur neuf.

-  Une population toujours largement masculine

Les femmes représentent plus de 28% des jeunes installés. Le nombre de femmes qui accèdent à la profession n’est pas négligeable ; il augmente légèrement par rapport à 2005.

-  La forme sociétale de plus en plus privilégiée

61% des jeunes choisissent la forme sociétale pour s’installer en agriculture depuis plusieurs années. Ce chiffre est stable.

On observe toutefois des variations importantes selon les départements :

  • Le taux est supérieur à 65% en Aveyron, dans le Lot et dans le Tarn.
  • Le taux est très inférieur à la moyenne régionale en Ariège, en Haute-Garonne, dans le Gers et dans les Hautes-Pyrénées. Dans le Tarn et Garonne, le taux est proche de la moyenne régionale.

Concernant les types de sociétés retenues en Midi-Pyrénées :

  • Les GAEC arrivent largement en tête avec 67% des sociétés (en diminution).
  • 28% pour les EARL (en augmentation) et 5% pour les SCEA (stable).

-  La surface moyenne d’installation est de 41 ha

Il s’agit de la surface moyenne à l’installation de jeunes hors cadre sociétaire. C’est trois hectares de moins que l’an passé ; cette diminution s’observe dans la quasi totalité des départements sauf le Tarn (stable), l’Ariège et les Hautes-Pyrénées (augmentation).

L’Ariège (54 ha) et le Gers (53 ha) arrivent en tête des départements de Midi-Pyrénées. Viennent ensuite, l’Aveyron (44 ha), le Lot (42 ha) et le Tarn (40 ha), puis la Haute-Garonne, les Hautes-Pyrénées (31 ha) et le Tarn & Garonne (28 ha). Les Hautes-Pyrénées ont rattrapé l’écart qu’ils avaient avec les autres départements. Les écarts entre les départements s’amenuisent.

-  Des jeunes agriculteurs de plus en plus formés

Les jeunes installés sont de plus en plus formés. En effet, pour bénéficier des aides de l’Etat, les jeunes nés après 1971 ont l’obligation d’avoir un diplôme de niveau IV minimum.

Niveau VNiveau IVNiveau IIINiveau II
5930310211
12,5%64%21,5%2%

Près d’un jeune sur quatre a suivi une formation de niveau supérieur à III. Ce taux est stable.

-  Des voies de formation diversifiées
(Données : Installations décidées en CDOA en 2004-2005-2006)

La voie de formation des jeunes installés varie en fonction de leur âge et de leur expérience.

Voie scolaireApprentissageFormation continue
55%8%37%

Cette moyenne régionale cache des disparités entre les départements : la formation professionnelle tient une place très importante en Ariège (57%), la voie scolaire est la plus représentée dans le Gers (72%), l’apprentissage est particulièrement important en Haute-Garonne (19%) et en Ariège (16%). Tableau détaillé.

-  Des installations hors cadre familial stables

Les installations hors cadre familial sont indispensables car les enfants d’agriculteurs ne sont pas suffisamment nombreux pour assurer le renouvellement des générations en agriculture. Elles concernent 26% des dossiers. Ce chiffre est relativement stable (24% en 2004). Ce mode d’installation demeure relativement important, néanmoins les variations départementales sont marquées.

  • L’Ariège installe plus d’un jeune sur deux (55%) hors cadre familial. Elle est le seul département de la région à atteindre ce niveau. L’Ariège est depuis de nombreuses années une terre d’accueil pour des raisons essentiellement démographiques.
  • La Haute-Garonne (39%) atteint des niveaux d’installation hors cadre familial importants.
  • Un jeune sur trois s’installe hors cadre familial dans le Lot, le Gers et le Tarn-et-Garonne.
  • Autour d’un sur cinq dans le Tarn.
  • Un sur six dans les Hautes-Pyrénées.
  • Un sur sept en Aveyron.

-  Grande stabilité des systèmes de production régionaux

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Les installations en élevage augmentent en pourcentage et restent largement prépondérantes dans la région (70%). Les principaux départements d’élevage sont l’Aveyron, le Tarn, les Hautes-Pyrénées, l’Ariège et le Lot. Dans le Gers, près d’une installation sur deux est réalisée en cultures. Dans le Tarn-et-Garonne, les cultures spécialisées représentent près de deux installations sur cinq.

Note de synthèse établie à partir des données transmises par la Délégation régionale du CNASEA Midi-Pyrénées.


[1] Ces éléments sont calculés sur les dossiers d’installation payés en 2006 et non sur les dossiers agréés en CDOA en 2006 (soit 475 installations).

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Voies de formation DJA 2006
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