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Le parfum au rythme des saisons - mai 2006
Dans le Lauragais, au bord du Canal du Midi, cette horticultrice produit principalement des violettes vendues en fleurs coupées, bouquets, pots ou compositions florales. Dernièrement, elle propose aussi des glaces, beignets, gelée et limonade de violettes.

 


-  Pourquoi et comment avez vous mis en place ce projet ? Evelyne avait l’idée de s’installer en agri-tourisme depuis son bac D’, il y a 30 ans. L’orientation vers la Violette de Toulouse s’est fait grâce à l’étude de marché qu’elle a réalisé au travers une formation en horticulture (CCTAR) : la demande était présente et peu de producteurs étaient spécialisés à cause des investissements difficiles à rentabiliser. En 1997, avec l’aide de son mari, elle s’installe dans le Lauragais à Renneville au bord du Canal du midi, afin d’améliorer l’intérêt touristique du projet. Elle monte alors la serre de 900 m² et produit de la Violette de Toulouse en pot, en bouquets floraux, à des grossistes et en transforme pour partie en sirop et glaces.


-  Comment se situe votre exploitation sur le marché, dans votre territoire ? La production de violette est de novembre à mars. La commercialisation se fait en vente directe à la ferme pour 40% du chiffre d’affaire, à l’expédition pour 30% et lors de diverses manifestations pour 30%. Les clients sont avant tout des Toulousains en promenade le long du canal. Afin de mieux rentabiliser l’investissement de départ, Evelyne produit également d’autres fleurs (notamment muguet et lilas), des fraises et des plantes aromatiques en hors saison des violettes. Actuellement, Elle développe surtout l’accueil à la ferme par des goûters, des animations, des jardins « découvertes » pour les enfants et les plus grands...

-  Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait construire un projet similaire. Le premier point est certainement d’avoir une formation en horticulture. Les investissements de départ restent importants et le retour financier est tardif. Il est aussi indispensable de produire autre chose que de la Violette en hors saison afin de mieux amortir les investissements et avoir de la trésorerie toute l’année. Evelyne précise aussi qu’il est nécessaire de coller à la demande par une étude de marché avant projet. Malgré cela, la demande peut évoluer, là aussi la réactivité s’impose. Enfin, il ne faut pas compter ses heures.