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Introduction
Auteur : Pierre Castillon

 
La fertilisation rassemble l’ensemble des techniques qui ont pour objectif d’apporter aux prairies les éléments minéraux qui leur sont nécessaires pour atteindre leur état de nutrition objectif, c’est-à-dire celui que vise l’agriculteur pour gérer correctement sa prairie.

Les éléments minéraux qui sont en cause pour la prairie, sont généralement l’azote, le phosphore, le potassium mais parfois aussi d’autres éléments, en particulier dans la région, le soufre voire le magnésium. Ces éléments minéraux, vous le savez, sont fournis en partie voir en totalité par le sol et pour une autre partie par les engrais.

L’objectif de la fertilisation est donc de déterminer quelles sont les quantités et les modalités d’apport de ces éléments minéraux de façon à atteindre les objectifs de nutrition minérale de la prairie.

Ces engrais ne sont pas tout le temps nécessaires. Il existe des prairies qui ne reçoivent et ne recevront jamais d ?engrais minéraux soit parce qu’elles ne sont pas mécanisables, soit parce que les fonctions qui leur sont dévolues font qu’il n’est pas nécessaire de leur apporter des fertilisants.

A l’opposé de ces prairies qui ne sont jamais fertilisées, il existe des prairies où on vise la production maximale. Dans ce cas-là, la fertilisation est généralement nécessaire et le but est de faire en sorte que N, P, K voire les autres éléments ne soient pas limitants pour la croissance de l’herbe et, entre ces deux cas extrêmes, se trouve toute une série de prairies qui sont dévolues à des fonctions très diverses qui doivent recevoir des engrais. Dans ce cas-là, l’objectif de la fertilisation phosphatée ou potassique est de faire en sorte que l’azote disponible puisse être valorisé, mais pas nécessairement qu’il soit non limitant pour la croissance de l’herbe.

Ces engrais peuvent être aussi bien organiques que minéraux. La fertilisation organique jusqu’à présent, et cela a été évoqué ce matin, en particulier par J.C. MOREAU, est souvent réservée aux cultures annuelles, en particulier dans les zones d’élevage, au maïs ou au sorgho, comme on l’a vu. Mais elle est possible, comme on l’a dit, sur la prairie voire recommandée.

Donc tous ces aspects de fertilisation et principalement la fertilisation azotée, la fertilisation phosphatée et potassique et la fertilisation organique vont être évoqués successivement :

-  par Antoine DELAUNOIS de la Chambre d’Agriculture du Tarn pour la fertilisation P et K,
-  pour ce qui concerne la fertilisation azotée par Jean-Philippe ROBERT
-  et enfin, pour conclure, Philippe LORTHIOS, de la Chambre d’Agriculture du Lot, évoquera le problème de l’utilisation des engrais de ferme, lisiers et fumiers sur la prairie.