Lorsque l’apport d’engrais minéraux phosphatés et/ou potassiques se justifie, le choix des engrais va dépendre de leur efficacité agronomique et de leur prix. En raison de la variabilité de ce dernier, seuls les critères relatifs à leur efficacité agronomique seront abordés ici.
Un engrais P et/ou K est d’autant plus efficace qu’il accroît fortement la concentration de la solution du sol en ions phosphoriques et/ou potassium au moment où redémarre la croissance des plantes en fin d’hiver. Ceci implique qu’après l’apport le granule d’engrais se dissolve rapidement.
Le potassium
Tous les engrais potassiques se dissolvent rapidement dans l’eau et donc dans la solution du sol. De ce fait ils ont tous la même efficacité vis-à-vis de la nutrition potassique des plantes. Les différences d’efficacité entre les formes chlorure, nitrate et sulfate résident dans la nature de l’anion accompagnateur du potassium. L’anion du nitrate de potassium fournit de l’azote aux prairies et l’anion du sulfate de potassium leur apporte le soufre qui parfois fait défaut (sols filtrants, caillouteux ou peu profonds, hivers très pluvieux, printemps froids). Soufre et azote sont toutefois apportés par d’autres engrais de façon souvent plus économique. L’anion chlorure est sans effet sur les plantes et l’activité biologique dans le sol.

Identification des engrais phosphatés
Le phosphore
Tous les engrais phosphatés n’ont pas la même efficacité car leur solubilité dans la solution du sol varie en fonction de la nature chimique du phosphore et du pH. La solubilité dans des réactifs conventionnels permet d’identifier la nature du phosphore de ces engrais.
Les engrais P les plus efficaces sont ceux qui contiennent du phosphate d’ammonium ou bicalcique et les super-phosphates. Le phosphore des amendements sidérurgiques (moins de 6% de P2O5) peut être considéré comme équivalent. Le phosphore des scories (plus de 6% de P2O5) et du phosphate alumino calcique est un peu moins efficace que celui des engrais précédents.
Celui des phosphates naturels l’est très peu quel que soit le type de sol.
L’emploi des scories ne se justifie que dans les sols acides, nécessitant d’être amendés.
| L’efficacité de la fertilisation PK dépend enfin de la date d’apport des engrais qui doivent de préférence être apportés le plus près du moment où redémarre la croissance en fin d’hiver. Il vaut mieux faire l’apport un peu plus tôt qu’un peu plus tard par rapport à cette date.
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L’efficacité d’une dose donnée d’engrais dépend également de la qualité de l’épandage dans la prairie (homogénéité de la répartition). Elle est fonction du type d’appareil et de la qualité de ses réglages mais également de certaines caractéristiques de l’engrais : granulométrie, forme des granules, dureté, ...
Fumier et PK
Le fumier contient tous les éléments indispensables à la croissance des végétaux mais sous des formes plus ou moins rapidement disponibles.
Le potassium n’est jamais lié aux composés organiques. Présent dans les fumiers sous forme de sels toujours très solubles (carbonate, chlorure, oxalate, ...) il est en quasi-totalité libéré dans le sol sous forme d’ions K+ dès que la pluie lave l’effluent épandu à la surface du sol. Le potassium contenu dans les fumiers et lisiers aura par conséquent le même devenir que la même quantité de potassium apporté par un engrais minéral.
Le phosphore est présent dans les engrais de ferme principalement sous formes minérales aptes à se dissoudre rapidement dans la solution du sol. Le phosphore organique en représente environ un quart. Celui qui est contenu dans les végétaux constitutifs de la litière ou issus des fourrages non consommés est assez rapidement hydrolysé dans le sol grâce aux nombreuses phosphatases produites par les plantes ou les micro-organismes. Seule la fraction organique issue des déjections animales, composée en majorité de phytates, est assez lentement minéralisée. Elle est en partie compensée par l’augmentation de la disponibilité du P du sol qu’induit l’apport de matière organique.
C’est ainsi que l’on peut retenir les coefficients d’équivalence (superphosphates) suivant pour le phosphore des différents effluents :
| * fumiers et lisiers de ruminants : | 1 |
| * fumiers et lisiers de porcins : | 0,85 |
| * fumiers et lisiers de volailles : | 0,65 |
Teneurs moyennes des fumiers et lisiers en N, P, K
En conclusion, la fumure PK permet :
* de valoriser la fumure N,
* ou de favoriser le maintien de légumineuses
 Volailles (référence CORPEN)
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 Bovins et Ovins (référence CORPEN)
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 Porcs (référence CORPEN)
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