Productions végétales
Un Irlandais dans la tomate
Venu du Kenya où il dirigeait une grande ferme de production de légumes, Toby Wright a repris le flambeau de l’exploitation des Beltrame, producteurs de tomates. Là bas, il produisait des légumes distribués ensuite en Europe, en quatrième gamme notamment. De nationalité irlandaise, il a choisi la France et le Lot-et-Garonne, après avoir prospecté dans d’autres pays, pour le soutien humain qu’apporte les organismes agricoles et notamment les chambres d’agriculture. Il a bénéficié également de l’aide des Beltrame qui l’ont familiarisé avec la gestion de la serre. Son expérience kényane des marchés de la grande distribution lui est aussi précieuse, il est rompu aux questions de qualité, aux standards auxquels il est impératif de répondre, faute de quoi, les débouchés disparaissent.
> Sud Ouest édition Lot-et-Garonne, 8 juin 2006
Des fruits et des légumes livrés sur le lieu de travail
Laurence Perret propose d’aller chercher le produit là où il se trouve et de l’apporter aux consommateurs qui se plaignent de ne plus avoir le temps de faire leurs courses. L’idée est également de raccourcir le circuit de commercialisation pour proposer des produits d’une grande fraîcheur et réduire les frais logistiques. Elle s’appuiera donc, pour ses approvisionnements, sur des organisations de producteurs du Lot-et-Garonne. Com’3 pom, son entreprise, est parti à la conquête du marché agenais, notamment par le biais des comités d’entreprise. Son activité s’étendra plus tard sur Toulouse ou Bordeaux, si le succès est au rendez-vous.
Contact : Laurence Perret, tél : 06 87 85 74 41
> Sud Ouest édition Lot-et-Garonne - 16 mars 2006
Cantine du terroir cherche maraîchers bio
La cantine municipale de Las Parets (Ariège) peine à recruter des producteurs qui puissent assurer des livraisons de produits bio toute l’année et qui offrent offrent toutes les garanties réclamées par la législation d’une cantine collective. Aussi les élus réfléchissent à la mise en place de jardins maraîchers biologiques, afin d’inciter des personnes à s’installer.
> Dépêche du midi édition Ariège - 11 janvier 2006
Une Boît’ à fruits destinée aux enfants
Le concept Boît’ à fruits, imaginé par le distributeur de fruits et légumes Le Saint, dans le Finistère vise à favoriser la consommation de fruits chez les enfants de 3 à 10 ans. C’est un blister rigide et transparent pouvant contenir au choix deux fruits ronds ou une banane et muni d’une étiquette prénom. Les enfants peuvent ainsi les emporter dans le cartable. Par leurs qualités gustatives et leur grammage, ces fruits sont adaptés à l’appétit des enfants. Le produit est commercialisé dans les grandes et moyennes surfaces bretonnes. Un kit de communication est diffusé auprès des écoles et des médecins.
Contact : Le Saint, 15 rue Bel Air, 29860 BOURG BLANC.
> Culture Légumière, n° 92, mars-avril 2006, p. 35 - http://www.lesaint-sa.fr
Une pépinière d’agrumes
Depuis 10 ans, Bénédicte et Michel Bachès élaborent une collection d’agrumes. Elle comprend à présent 300 variétés de mandariniers, orangers, citronniers... avec des qualités de fruits diverses. La tolérance au froid a été privilégiée, certaines espèces pouvant résister à -12 °C. La vente s’effectue sur place, lors d’expositions florales, au MIN de Toulouse, dans les jardineries spécialisées et par correspondance.
Contact : Mas Bachès, 66500 EUS, tél : 04 68 96 42 91
> France agricole, n° 3128, 31 mars 2006, p. 110-111
Un village viticole
Le vin est au coeur du développement du hameau de Bages. Ouvert aux visites techniques et historiques accompagnées de dégustations, le château Lynch Bages reçoit 15 000 visiteurs par an. Un restaurant, deux étoiles au Michelin et un café, accueillent aussi les touristes. Sous la houlette de la famille Cazes, propriétaire du château, une cave, une galerie d’art et une dizaine de logements en cours de réhabilitation seront mis, cette année, en location. Dans une seconde phase, le hameau s’enrichira de chambres d’hôtes et de gîtes ruraux. Deux ateliers destinés à des artistes ou artisans d’art verront le jour, ainsi qu’une salle de réception de 200 personnes.
Contact : Château Lynch Bages, 33250 PAUILLAC, tél : 05 56 73 24 00, web : www.lynchbages.com
> Sud Ouest édition Lot-et-Garonne - 4 avril 2006
"Planet tasting" : découvrir de façon ludique le vin de Bordeaux
Il consiste à réunir autour d’une table 3 personnes qui font connaissance, dégustent un vin et échangent leurs impressions. Au coup de gong, tout le monde change de table, de vin et de compagnons de dégustation. Cela permet aux amateurs de déguster à tour de rôle un rosé, un blanc et un rouge, de regarder un document vidéo avec interview du viticulteur de chacun des vins goûtés, et d’échanger dans la convivialité. Ces rencontres autour de la dégustation de vins de bordeaux sont organisées par la Maison des Bordeaux et Bordeaux supérieurs, et semblent plaire au consommateur.
Contact : 05 57 97 19 20
> Dépêche du midi - 19 juin 2006
Un parfum de violette
Parfum, bonbon, bougie, liqueur... la violette de Toulouse éclot de nouveau dans les boutiques toulousaines, mais ce succès fait surtout le bonheur des essences importées faute de production locale. Si depuis quinze ans, horticulteurs, artisans et vendeurs tentent de lui redonner sa gloire, l’effort est insuffisant : 25 000 pots de fleurs seulement sont vendus chaque année par une poignée de producteurs de Midi-Pyrénées. En revanche, Pour Hélène Vié, à la tête de la Maison de la violette, le pari semble gagné. Un chiffre d’affaires en dix ans multiplié par six en 3 ans, quelque 300 références : de la moutarde au gel douche en passant par la porcelaine, les infusions ou les bouquets. Avec 7 500 visiteurs en 2005 contre 5 000 en 2003, elle attribue ce succès aux nouveaux produits et à la communication, notamment dans les salons et les marchés.
> Sud Ouest édition Gers - 20 janvier 2006
Gastronomie florale, une voie de diversification en horticulture
Le lycée horticole Chadignac possède une ferme pédagogique qui propose des "goûters fleuris". Au menu : pâtes de fruits au lilas, brioches aux confitures de rose ou de lavande, pétales de pensées ou de primevères cristallisées au sucre... sont proposées à la dégustation et montrent aux élèves une autre facette de leur métier d’horticulteur. Quatre d’entre eux ont d’ailleurs animé au dernier Salon de l’Agriculture une dégustation de pâtisseries florales sur le stand du ministère de l’Agriculture.
Contact : Lycée professionnel horticole, Le petit Chadignac, 17100 Saintes, tél : 05 46 74 32 77
> Lien horticole, 12 avril 2006, p. 20
La trufficulture dans le Gers : un filon d’or noir
Régis et Gina Vieux, à la Rabasse d’Astarac, se sont installés avec quatre activités : une ferme pédagogique, un station expérimentale trufficole basée sur la « biodiversité locale des souches », une safranière et un élevage de chiens truffiers. La méthode préconisée ne nécessite qu’un effort financier minime : l’achat de plants mycorhizés à 10 euros pièce. Certes, la production ne commence qu’au bout de cinq à huit ans d’exploitation. Mais le premier panier récolté rembourse l’investissement de départ.
> Sud Ouest, édition Gers, 22 mai 2006
Le siitaké : cousin japonnais du cèpe
Encore mal connu en France, il est cultivé en Corée, en Chine, au Japon et en Corrèze. Introduit, il y a quelques années, par un chercheur spécialiste de la truffe, il est produit sous serre par Alain Champagnac. On peut en acheter toute l’année soit directement à la ferme, soit à la boutique de vente de produits fermiers, à Brive ("Le panier fermier"), frais, cuisiné, en sachet sous vide ou en conserve. Le siitaké a énormément de similitudes avec le cèpe : la ressemblance, le goût, la manière de le cuisiner et de le conserver. Il possède également de grandes qualités pharmaceutiques.
Contact : Alain Champagnac, Coudonnet, 19600 Chartrier Ferrière, tél. : 05 55 85 58 42
> La Montagne, 28 décembre 2005
Le lin graine, une culture intéressante ?
La société Apex Agri récemment installée à Saint-Agnan (Tarn) souhaite développer la culture de lin graine d’hiver dans le Sud Ouest de la France. Utilisée dans l’alimentation animale, les graines de lin sont source d’oméga 3. Leur culture ne nécessite ni arrosage intensif ni matériel spécifique et apporte un revenu plus intéressant que la culture du blé par exemple.
> Dépêche du midi édition Tarn, 22 juin 2006
Productions animales
Des produits de beauté au lait d’ânesse des Pyrénées
Patrick Ballet, technicien d’exploitation et enseignant au lycée agricole de Masseube s’est reconverti à 50 ans pour installer son « Asinerie laitière du Haut-Astarac » à Moncorneil-Grazan. Jeune créateur d’entreprise, il démarre son activité de commercialisation de savons et cosmétiques au lait d’ânesse des Pyrénées sous la marque « Anès Beauté en Gascogne » et vient d’ouvrir son site Internet. Outre ces produits cosmétiques il y met en vente des ânes « sociables et manipulables sans problème ».
Contact : www.anesbeaute-cosmetiques.com
> Sud Ouest édition Gers - 19 janvier 2006
Il a inventé le jambon cru de taureau
Alain Monnier est boucher grossiste. Après deux ans de tentatives, il a mis au point la fabrication de jambon cru de taureau. Installé à Caissargues, dans le Gard, la viande de taureau constitue en effet une grosse partie de son activité chaque été. Il achète directement les bêtes aux manadiers. Son produit, tout comme le saucisson de taureau, rencontre un vif succès auprès des restaurateurs et bouchers de la région... ou d’ailleurs.
> Midi Libre édition Gard, 30 mai 2006
Des brebis pour la prévention des incendies
Des propriétaires se sont regroupés afin que leurs parcelles non entretenues soient mises à disposition d’une association d’éleveurs, « Transhumance en Quercy ». Les éleveurs s’engagent à en assurer l’entretien, par le pâturage des brebis. L’Association foncière pastorale libre de Luzech et de Labastide-du-Vert (AFP) réunit à ce jour quatre-vingt-deux propriétaires fonciers qui mettent en commun 230 hectares. Au terme d’une expérimentation qui a duré 5 ans, l’Etat et l’Europe ont été sollicités pour financer une partie des travaux de gyrobroyage et de pose de clôtures des parcs à pâturer, ainsi que le gardiennage du troupeau d’environ 800 brebis mis en commun par six éleveurs, pour une durée d’environ cinq mois par an. De son côté l’AFP sollicitera les collectivités locales pour le financement des travaux d’entretien manuel.
> Dépêche du midi édition Lot - 5 décembre 2005
Un berger béarnais en Gascogne
Pour suivre sa compagne, un jeune berger a élu domicile dans la plaine gersoise. Mais il n’a pas quitté seul sa vallée d’Ossau, il a emporté ses 160 brebis de race béarnaise et ses fromages. Pour lui, il s’agit d’un choix tactique : il est l’un des rares à faire du fromage fermier pur brebis dans le Gers et trouve, plus facilement qu’en Béarn, la paille et la nourriture de ses brebis. Chaque année, de juin à septembre, il emmène son cheptel en estive dans sa montagne natale car "l’herbe de là-haut, est naturelle et saine, sans engrais" et que "les sels minéraux des cailloux sont nécessaires à leur santé". Parole de berger.
> Sud Ouest édition Gers - 7 avril 2006
Première gamme française de produits de beauté au lait de chèvre
A Poitiers, Almatea est une jeune société qui propose une gamme de produits cosmétiques à base de lait de chèvre issu de la région. La composition des crèmes, savons et gel de douche a la particularité d’être élaborée à froid à partir du lait déshydraté pour conserver les propriétés de celui-ci. Les produits sont commercialisés en maison de pays essentiellement en Poitou-Charentes.
> Chèvre, n° 274, mai-juin 2006, p. 8
Du miel à toutes les sauces
Il existe une multitude de produits dérivés du miel. Dans le Tarn, les apiculteurs transforment souvent leur matière première en mets. Ainsi, Richard Marietta, fabrique tous les ans 15 000 litres de vinaigre de miel élevé en fûts en chêne. Marc Reynès, apiculteur du Garric emploie sept personnes et commercialise ses produits (pain d’épices, cakes, gâteaux au miel de châtaigner et nougat) sous la marque Savour’miel. Thierry Oliveros est installé depuis huit ans dans les murs de la Jardinerie tarnaise d’Albi. Il vient de créer « Lo carbon », un apéritif charpenté fait avec du miel.
> Dépêche du midi édition Tarn - 27 mars 2006
Suivre la trace des escargots par Internet
L’exploitation familiale des Petits dans l’Aube élève 1,2 million de gastéropodes et fournit des grands restaurants en France et à l’étranger. Les éleveurs proposent aussi aux internautes d’acheter ou d’offrir, pour quelques dizaines d’euros, 120 escargots et de suivre leur croissance et leur préparation culinaire. Ceci s’effectue grâce à des Webcams braquées notamment sur le carré de pelouse où évolue le cheptel acheté et un site Internet décliné en plusieurs langues. Un moyen pour vérifier les conditions d’élevage et le type d’alimentation à base de céréales. Puis, le client reçoit chez lui les escargots préparés. Une façon d’élargir la clientèle et faire face à la concurrence venue des pays de l’Est.
Contact : SARL, La Fontaine de Bernn , 2 rue de la Fontaine, 10130 Bernon, tél : 03 25 70 08 34, site : www.escargot.fr
> La liberté de l’Est, 7 décembre 2005
Prestations de services
Un gîte HQE
Anne-Marie et Olivier Landru ont retapé, il y a maintenant trois ans, une vieille bâtisse pour la transformer en gîte étape, sur la commune de Caussens. Ils ont travaillé avec des matériaux naturels. Le coût des travaux n’est pas beaucoup plus élevé. Seuls les isolants naturels sont plus onéreux que la laine de verre classique. Cependant, certains matériaux venus essentiellement des pays nordiques ne sont vendus que dans un petit nombre de surfaces. C’est une des raisons pour laquelle les adeptes des maisons bio assistent aux stages et réunions proposés par Anne-Marie et Olivier. L’occasion pour eux de trouver des adresses, des astuces et d’apprendre à créer avec leur propres mains portes en bois, enduits à la chaux, badigeons, etc.
> Sud Ouest édition Gers -9 mars 2006
Menu végétarien à la carte de l’Ayssénol
Maryvonne Jaffrelot est installée à Ayssennes (Aveyron) depuis quelques années où elle tient un commerce multiservices (café, épicerie et restaurant). Elle propose à ses clients des plats végétariens préparés uniquement à base de produits biologiques et qui satisfont une clientèle de plus en plus large car les comportements alimentaires sont plus ouverts qu’autrefois à une nourriture sans viande et à des légumes atypiques. Forte de ce succès, elle souhaiterait donner des cours de cuisine végétarienne et voudrait former des professionnels pour qu’ils sachent préparer une assiette végétarienne équilibrée.
> Midi libre édition Aveyron, 15 mai 2006
Les jardiniers bio accueillis à bras ouverts
Agriculteur biologique installé près de Toul, en Meurthe-et-Moselle, J.-C. Méneveau met des terrains à disposition de ceux qui souhaitent jardiner bio. Une parcelle de 300 m2 est louée 10 euros par an. Les enfants de l’école du village, eux, y ont accès gratuitement. Son souhait : inciter les personnes à cultiver et consommer bio. Cependant, sa ferme est un peu trop éloignée du public potentiel (les citadins et les scolaires) : Toul est à 10 km.
> Terroir magazine Lorraine-Alsace, n° 177, décembre 2005, 2 p.
Quand les machines transhument
Basée sur une complémentarité des activités, la transhumance des machines permet de maintenir un service de qualité à coût abordable, en amortissant les charges sur un volume de travail plus important. Ainsi, la CUMA SAS (Sud-Aveyron Séveragais) réalise la récolte de l’herbe, avec 10 machines dont 2 viennent des Landes. Quelques semaines plus tard, elles retournent en Chalosse et Tursan accompagnées de 2 machines aveyronnaises, pour la campagne maïs. Chaque CUMA facture à l’autre sur la base de 80 euros l’heure de rotor, avec un minimum de 100 heures de rotor par machine.
> Entraid’oc, avril 2006, p. 79
Accueillir des enfants de banlieue à la ferme
Depuis trois ans, une dizaine d’enfants de Sartrouville (Yvelines) sont reçus dix jours dans des familles d’agriculteurs du Limousin. Les accueillants vont ensuite une journée en banlieue parisienne pour revoir les enfants et leur parents et se rendre compte des difficultés que rencontrent les familles vivant dans ces quartiers, sans sombrer dans les clichés. L’initiative est portée par l’association "Cap et vie" secondée par les fédérations de CIVAM du Finistère, du Gard et du Limousin. Elle s’appuie sur un réseau de 150 agriculteurs accueillants.
Contact : FRCIVAM du Limousin, mèl : frcivamlimousin@wanadoo.fr, tél : 05.55.26.07.99
> France agricole, n° 3114, 23 décembre 2005, p. 60