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Bulletin de veille n° 5 - 1er semestre 2004

 

Productions végétales

-  Du compost de lisier et d’écorce de peuplier comme support de culture aux fleurs
Le GAEC du Garrit regroupe 3 frères qui possèdent un élevage porcin naisseur-engraisseur et une importante production de fleurs sous serre. La chambre d’agriculture du Lot les a aidé a concevoir un atelier de compostage du lisier. Le procédé utilise de l’écorce de peuplier (disponible dans une scierie voisine) et permet de produire un amendement organique servant de support de culture aux fleurs. Il remplace la tourbe achetée à l’extérieur, soit une économie de 12 000 euros par an. Il évite, en outre, les nuisances olfactives et l’appauvrissement des sols en matières organiques générés par l’épandage du lisier frais sur maïs.
Contact : Thierry Laverdet - Le Garrit Bas - 46200 Mayrac - tél : 05 65 32 23 97
> Défense paysanne du Lot - 24 octobre 2003 - p 20

-  Des fleurs qui durent un an
Stéphanie Hauville s’est installée à la campagne pour créer des compositions florales. Elle découvre un procédé breveté de stabilisation qui permet aux fleurs de conserver durant un an leur éclat naturel (la sève est remplacée par des produits naturels). Les professionnels de la restauration et de l’hôtellerie, les entreprises et collectivités seront ses premiers clients, mais très vite les particuliers s’intéressent à ses créations. Face à son succès, Stéphanie Solisée a fait renaître les vertus de l’huile de cade, ouvert un site Internet sur lequel elle propose une trentaine de compositions originales. Grâce à l’emballage qu’elle a spécialement mis au point, elle livre ses bouquets par Chronopost en 24 heures.
Contact : Eterna natura - tél : 02 35 77 52 99 - web : www.eterna-natura.com
> France agricole - 23 janvier 2004 - p 110-111

-  Demain, l’aquaponie et la culture sur bassin d’eau profonde
L’aquaponie associe élevage de poissons et culture hydroponique. Le système développé par des pisciculteurs en Amérique du Nord et en Australie permet de filtrer l’eau des bassins tandis que les matières organiques rejetées par les poissons alimentent les plantes, généralement à croissance rapide comme les salades, persil, basilic ou menthe. Une autre technique, mise au point aux Etats-unis, est la culture en eau profonde, expérimentée en Pyrénées-Orientales. Des salades sont installées sur des plaques flottantes percées de trous et couvrant toute la surface de façon à ce que l’eau ne s’évapore pas et que la lumière ne pénètre pas (ce qui évite la formation d’algues).
Contacts : General hydroponics Europe - Biopole - 32500 Fleurance - tél : 05 62 06 08 30 et Roussillon Méditerranée - Avenue de Milan - 66000 Perpignan - tél : 04 68 56 45 45
> France agricole n°3025, 12 mars 2004, p 221 - Dépêche du Midi, 11 mars 2004

-  Une filière chanvre en Lot-et-Garonne
Jean-Pierre Roumat et Jacques Baboulène, entourés d’un groupe d’exploitants agricoles du Tonneinquais, expérimentent depuis 1999 la culture, les méthodes de récolte et de défibrage du chanvre. Ils bénéficient du concours d’un cabinet d’études pour la mise au point de leur projet. Depuis septembre 2003, ils se sont constitués en association, Appro Fibre 47, et recherchent des débouchés à leur récolte. Déjà, un industriel départemental planche sur l’utilisation de la fibre et a conçu des plaques d’isolation destinée au bâtiment. Deux autres entreprises envisagent d’utiliser la tige de la plante dans la fabrication de litière pour animaux. L’organisation d’une filière d’exploitation du chanvre est réalisable mais nécessite, désormais, l’intervention des collectivités et des pouvoirs publics.
Contact : Jean-Pierre Roumat - Bernardin Neuf - 47400 Fauillet, tél : 05 53 84 61 08
> Sud Ouest édition Lot-et-Garonne - 20 fév 2004

-  Solisée fait renaître les vertus de l’huile de cade
Reconnue pour ses vertus curatives (traitement des maladies de la peau), l’huile de cade est obtenue par distillation du bois de genévrier oxydrède (ou cade). Cet arbuste méditerranéen a généré dans la première moitié du vingtième siècle une véritable industrie régionale aujourd’hui disparue. Guy Gaspard, jeune strasbourgeois spécialiste du cosmétique, rencontre par hasard René Boissier, dernier producteur français d’huile de cade. Avec son aide et celle d’une pharmacienne du pays, il crée une gamme de produits d’hygiène à base d’huile naturelle de cade. De leur association naît le laboratoire Solisée et une marque : "L’artisan de cade". La prochaine étape est la mise au point d’une crème de soins pour la peau.
Contact : Solisée - 4 avenue du Grand Chêne - 34270 Saint-Mathieu de Tréviers - web : www.solisee.fr
> Midi libre - 5 janvier 2003

-  Agriculture solidaire dans le Tarn
Yannick Régis à Viviers les Montagnes et Emmanuel Geslot à Puech-Auriol sont deux producteurs maraîchers membres d’une nouvelle Amap : association pour le maintien de l’agriculture paysanne. Dans le cadre d’un engagement réciproque, un groupe de consommateurs achète à l’avance et pour 6 mois leur production. Les acheteurs vont chercher chaque semaine un panier de légumes sur l’exploitation. Les prix de revient sont voisins de ceux pratiqués sur le marché mais l’objectif de l’Amap est de permettre à chacun d’échanger. C’est pourquoi une discussion et une évaluation des paniers est faite entre les deux parties, en fonction des besoins, du marché et des saisons.
Contact : Amap d’Autan - tél : 05 63 62 00 93
> Dépêche du midi édition Tarn - 13 mai 2004

-  Légumes et plantes ornementales cultivées en hydroculture
L’hydroculture consiste à alimenter les plantes en disposant leurs pots dans des bacs où circulent des solutions nutritives dosées par ordinateur. Henri Bastelica est un pionnier de la technique qui lui a permis de trouver des débouchés originaux et de créer 2 entreprises et 12 emplois salariés. Pour l’une, il cultive en toutes saisons et sans traitements chimiques, des petits légumes originaux dans les variétés cultivées (espèces oubliées, nouvelles sélections de l’INRA). Il les commercialise auprès de grands cuisiniers. Pour l’autre, l’hydroculture est appliquée aux cultures florales délicates qui ornent des établissements de grand standing : casinos, hôtels, etc. Pour ces clients, l’entreprise entretient les décorations florales et les remplace à l’identique.
Contact : Henri Bastelica - Sud Acclimatation - Chantillon - 32400 Verlus - tél : 05 62 09 40 58
> Sud Ouest édition Gers - 10 décembre 2003

Productions animales

-  La litière des veaux transformée en compost
Sur 2,5 hectares, Dominique et Sylvain Richard élèvent des veaux de boucherie sur paille. Le coût de la paille les a décidé a trouver une valorisation pour les 450 tonnes de fumier produites par les 1000 animaux qui sortent chaque année de leur élevage. Ils ont donc investi 21 000 euros dans l’achat d’une station de compostage Val’Id et 76 000 euros dans la construction d’un hangar pour stocker la paille et conditionner le compost. 150 tonnes de fumier sont aujourd’hui transformées. Le compost produit est vendu en sacs de 18 kg à des pépiniéristes, horticulteurs et paysagistes, ainsi qu’à des particuliers. Il est à noter que, dans certaines régions, l’installation Val’Id bénéficie d’aides de l’Agence de l’eau en tant que procédé de résorption des excédents d’azote.
> France agricole - 23 janvier 2004 - p 38

-  De futures truites label rouge
En Ariège, Alain Poulat élève des truites dans des normes très sévères pour obtenir le futur label rouge (que l’on attend d’ici fin 2004). En accord avec le cahier des charges du label rouge, les truites se trouvent dans un environnement approprié : moins de 30 kg de truites par m3, une eau toujours nouvelle. Elles bénéficient également d’un apport naturel en nourriture. Le pisciculteur travaille en collaboration avec la pisciculture biologique de Montbel. A terme, avec le label rouge, la collaboration deviendra plus étroite puisque la pisciculture de Montbel est équipée et aux normes pour la transformation. La grande distribution est vivement intéressée.
Contact : Association des producteurs de truite Label Rouge - Chambre d’Agriculture de l’Ariège -
tél : 05 61 02 14 00
> Dépêche du midi édition Ariège - 4 mars 2004

Entreprises innovantes

-  Développer le tourisme pêche dans les Raspes
Dans les Raspes, le Tarn offre de multiples possibilités pour la pêche. Pour valoriser ce potentiel, élus et acteurs du tourisme vont s’appuyer sur un travail semblable réalisé par le Comité départemental du tourisme (CDT) dans la vallée du Lot. Sur la zone définie, le syndicat d’initiative du pays des Raspes effectuera, grâce au cadastre, un recensement exhaustif de l’ensemble des parcelles, afin de localiser les possibilités d’aménagements d’accès à la rivière (rampe de mise à l’eau par exemple). Seront aussi recensées les différentes possibilités d’hébergement. La Fédération de pêche et de protection du milieu aquatique de l’Aveyron se chargera de fixer les prérogatives nécessaires à la protection de l’environnement naturel et des espèces. Plusieurs espaces "no kill" (où le pratiquant est dans l’obligation de relâcher ses prises), ont d’ailleurs déjà été définis. Rappelons qu’un guide pratique de la pêche en Aveyron est distribué depuis plusieurs mois sur l’ensemble des salons spécialisés de France et d’ailleurs, illustrant la volonté du département d’être présent sur ce marché de la pêche loisir.
> Midi libre édition Aveyron - 13 février 2004

-  Un viticulteur madiranais crée une visite ludique de son domaine
Les visiteurs viennent certes acheter un produit de qualité mais ils sont également en quête de rêve. Voilà pourquoi Alain Bortolussi souhaite développer un pôle de découverte ludique du vignoble et des chais. Le château, acquis en 1952, sera donc restauré en utilisant les techniques du bâti ancien et un chai à barriques aménagé dans les caves voûtées. Un parcours pédestre « découverte du vignoble » empruntera, dès l’été 2004, les allées des vignes et sera jalonné par plusieurs réalisations sur les thèmes du vin et de l’environnement. Une table d’orientation (point de vue sur l’ensemble de l’appellation et la chaîne des Pyrénées), une fontaine avec jeux d’eau, un jardin de senteur, un kiosque, une cabane dans un arbre (lieu de jeux pour les enfants) et un plan d’eau trouveront place dans l’environnement du château.
Contact : Alain Bortolussi - Route Maumusson - 32400 Viella - tél : 05 62 69 75 81
> Sud Ouest édition Gers - 27 février 2004

-  Chambres d’étudiants à la ferme
En région Nord-Pas-de-Calais il est facile de trouver une exploitation à 15 minutes d’un pôle universitaire. Réunies au sein du réseau Campus vert, quelque 72 familles d’agriculteurs offre 250 logements meublés à des étudiants. L’hébergement répond à un cahier des charges spécifique : les studios (pas plus de 5 par exploitation) permettent aux jeunes d’être autonomes, ils sont aménagés dans le corps de ferme et les loyers tiennent compte du marché immobilier local. Par ailleurs, les agriculteurs peuvent proposer des services aux étudiants et ceux-ci assurer des prestations comme la garde d’enfants ou l’aide aux devoir.
Contact : Campus Vert - 175 Route d’Estaires - 62138 Violaines - tél : 03 20 29 43 68
> France agricole n° 3030, 16 avril 2004, p 98

-  Un gîte pour les tout-petits
Le Baladin est un gîte spécialisé dans l’accueil des enfants de 4 à 7 ans. Les séjours durent au moins une semaine et sont l’occasion de découvrir la vie à la campagne, d’observer la nature et de pratiquer diverses activités : soin des animaux, piscine, promenades en forêt et en calèche, etc. Pour garder l’attention de ces petits enfants, il faut en effet prévoir beaucoup d’activités de très courte durée.
Contact : Association Tarnaise de Tourisme en Espace Rural - BP 80332 - 81027 Albi Cédex 9 -
tél : 05 63 48 83 01
> Paysan tarnais, 22 avril 2004, p 24

-  Gastronomie, produits régionaux et jeux de rôle
Dans le décor raffiné de l’Hostellerie de Montus, le cuisinier régale ses hôtes d’une cuisine créative basée sur des produits régionaux de haute qualité. Mais le 30 avril dernier, la compagnie de théâtre "Il est une fois" s’est chargée de rajouter du piquant au menu. Ce soir là, les clients sont les invités du baron Charles de Bourgoing, un faïencier du 19e siècle. Détenteur d’un brevet révolutionnaire, il se fait assassiner en début de soirée. Les convives, soupçonnés, devront se défendre et mener l’enquête avec le gendarme appelé sur les lieux. Au bout de trois heures et d’un délicieux repas, le coupable est démasqué.
Contact : Hostellerie de Montus - Château Montus - 65700 Castelnau Rivière Basse -
tél : 05 62 31 70 20
> Dépêche du midi édition Hautes-Pyrénées, 27 avril 2004

-  Agriculteurs et marcheurs se rencontrent sur les chemins de campagne
La France compte 15 millions de marcheurs. La campagne attire 24% de ces randonneurs. Aussi, pour la troisième année consécutive, le réseau breton de "Bienvenue à la ferme" organisait début avril un week-end baptisé : "Randonnez à la ferme". Une quarantaine d’exploitations et une dizaine d’associations de randonneurs y participent. De la petite balade de 2 heures à la journée entière de marche, elles attirent chaque année plusieurs centaines de participants qui se retrouvent, à la fin du parcours, autour d’un casse-croûte.
> France agricole, 14 mai 2004, p 106

-  Un sentier pédagogique à la ferme
La ferme pédagogique de Gwen Leroux est installée sur 15 hectares dont 9 de bois. Aussi a-t-elle décidé de créer un sentier pédagogique qui permet, autour d’un thème choisi, de se promener et de découvrir la nature et les activités très diversifiées de la ferme : moutons, chèvres, fruits rouges et verger, maraîchage... Cela lui permet de proposer aussi une gamme de produits fermiers très large qu’elle écoule sur un marché à la ferme en été et dans le cadre des rendez-vous du réseau "Bienvenue à la ferme".
> France agricole, 14 mai 2004, p 106

-  Des producteurs fermiers relancent un marché parisien
Pour relancer le marché couvert des Enfants-Rouges, au coeur du IIIe arrondissement de Paris, la FNCIVAM a invité des producteurs fermiers venant de toutes les régions françaises. Ces agriculteurs qui ont une longue expérience de la vente directe y voient l’occasion d’étoffer leur clientèle. Pour réduire les frais élevés et concilier le travail de l’exploitation avec les week-ends parisiens ils se sont regroupés par région. Toutefois, en l’absence de campagne promotionnelle auprès des habitants, leur chiffre d’affaires a du mal à décoller. Pourtant, les producteurs n’ont aucune peine à fidéliser leurs nouveaux clients.
> France agricole, 14 mai 2004, p 58

-  Louer ses bâtiments à des entreprises
A la demande du Parc régional de la Montagne de Reims, Frédéric Déchamps, agriculteur, accueille les créateurs d’entreprise à la recherche de locaux. Il dispose en effet de bâtiments au gros oeuvre en bon état, peu utilisés qu’il a fait aménager par des artisans locaux. Un fabricant de pizzas, un grutier et un paysagiste s’y côtoient sans problème car l’implantation des bâtiments permet à chacun d’aller et venir sans déranger les autres occupants.
Contact : Yvan Louvel - PNR de la Montagne de Reims - Maison du Parc - 51480 Pourcy -
tél : 03 26 59 44 44 - web : www.parc-montagnedereims.fr
> Parcs n°48, novembre 2003, p 4

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Bulletin de veille n° 5
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