Productions végétales
Une filière chanvre bio se structure dans le Lot et le Lot-et-Garonne
Une vingtaine d’agriculteurs a créé, en 2002, un syndicat de producteurs en Aquitaine (un second devrait voir le jour dans le Lot). Leur première récolte de graines s’est vendue très facilement, pour la fabrication d’huile en industrie cosmétique. Les producteurs souhaitent pouvoir aussi transformer la paille de chanvre et obtenir un agrément en tant que chanvrière. Il n’existe aujourd’hui en France qu’une seule chanvrière bio : elle est située en Bretagne.
Contact : Marie Dézert - ADAP (Association Départementale pour l’Agrobiologie en Périgord) - 4 et 6 place Francheville - 24016 Périgueux - tél : 05 53 35 88 18
> Cultivar n°542, décembre 2002, p 13
Une ferme au goût de violette
A Renneville, Evelyne Lavernhe cultive des violettes sous 900 m² de serres. D’octobre à mars, elle produit des plants et de 200 à 1000 bouquets par semaine. C’est la principale activité de cette horticultrice qui propose également oeillets d’Inde, fushias et autres plantes à massifs. Ses projets : fabriquer des gelées aux pétales de violette, des glaces et du sirop.
> Dépêche du midi éd. Haute-Garonne, 23 avril 2003 - France agricole, 21 mars 2003, p 98-99
Palmiers et plantes exotiques cultivées dans le Gers
Marie-Christine Fort expédie dans tous les recoins de l’Europe des variétés non gelives de palmier : palmier de Chine, palmier bleu du Mexique, bleu d’Argentine, palmiers européens et washingtonia filifera importé d’Amérique. Ces végétaux sont tous cultivés en plein air à la palmeraie. L’établissement se visite toute l’année. En plus des palmiers, les planteurs pourront y acquérir bananiers, bambous, cannes à sucre, agaves, cannas, herbes de la pampa et assortiment de figuiers de barbarie, de cactées et arbres fruitiers exotiques.
Contact : Marie-Christine Fort - Palmeraie du Sarthou - 32110 Betous - tél : 05 62 09 01 17 - web : http://palm-sarthou.ifrance.com/palm-sarthou/
> Sud Ouest éd. Gers - 5 mai 2003
Vendre des plants d’arbres à truffe
Installée dans la vallée du Champsaur depuis 1948 (Hautes-Alpes), cette pépinière est d’abord spécialisée dans les arbres de montagne. Elle s’est diversifiée dans les espèces méditerranéennes et propose des plants d’arbres mycorhizés. Ces derniers représentent aujourd’hui, 40% du chiffre d’affaires. Certains champignons favorisent la pousse de l’arbre dans des sols acides, d’autres, comme le bolet, le lactaire ou la truffe, sont comestibles. Les chênes truffiers sont les plus demandés, une production d’un rendement de 50 kilos de truffes à l’hectare peut être envisagée au bout de 8 ans. Ce savoir-faire a été développé avec l’aide de l’Anvar.
Contact : Pépinières Robin - 05500 Saint-Laurent-du-Cros - tél : 04 92 50 43 16
> Village - le magazine de l’acteur rural - mai-juin 2003 - p 15
Des petits pois cueillis au berceau
Nicole Dufau est devenue une référence pour le potager. A Saint-Estèphe (33), elle cultive à l’ancienne, sur un hectare, des mini-légumes, légumes oubliés, plantes aromatiques et fruits. La réputation de son potager tient à la qualité de ses produits. Les graines ne sont pas traitées, l’eau d’arrosage vient d’un forage, les légumes sont traités avec des produits naturels et cueillis juste à point. Ils sont livrés aux propriétaires de châteaux et aux meilleurs restaurants de la région.
Contact : Nicole Dufau - 4 rue Laujac - 33180 Saint-Estephe - tél : 05 56 59 36 84
> Sud Ouest - 22 mai 2003
Produire des plantes à molécules pour la pharmacie et l’alimentation
Parce qu’il ne pouvait pas s’agrandir, Patrick Sauvaget a misé sur l’innovation et les cultures à forte valeur ajoutée. Depuis 1990, il produit "des plantes à molécules" pour la pharmacie, la cosmétique et l’alimentation, à savoir : de l’oeillette, de la caméline, des semences de cynara, du fenouil, du thym et du pyrèthre. Une quinzaine d’exploitants des communes environnantes font de même. Ensemble, ils travaillent au développement de ces cultures, à la mise en place de nouvelles (pour répondre à de nouveaux marchés) ou à la transformation de leurs produits. Sur le créneau des plantes à molécule, la qualité du produit et de faible coûts sont essentiels pour rester compétitifs sur un marché qui est mondial. Aussi, faut-il pouvoir approvisionner une filière structurée et avoir peu recours à de la main d’oeuvre.
Contact : Patrick Sauvaget - Terraille - 79160 Saint-Pompain - tél : 05 49 06 22 87
> Réussir - céréales grandes cultures - mai 2003 - p 48-49
Les Moulins de Perrine
Perrine Alibert est en GAEC avec son fiancé (boulanger) et son père (céréalier). Elles’occupe des moulins qui lui permettent de fabriquer, tous les ans, 8000 litres d’huile de tournesol et 12 tonnes de farines de maïs, seigle et blé dur. Elle a appris seule à faire fonctionner presses et moulins. Huile, farine, pâtes et pain sont vendus à la ferme, sur les marchés et dans une cinquantaine de magasins.
Contact : GAEC Les Moulins de Perrine - L’Hom - 31460 Aurillac-sur-Vendinelle - tél : 05 61 83 45 51
> Trait d’Union Paysan - 13 juin 2003 - p 13
Productions animales
Du lait d’ânesse en Ariège
Olivier et Charlotte Campardou s’installent en 1997. Ils ont l’idée de produire du lait d’ânesse (1000 litres par an) et sont les premiers en Europe à en faire des savons. Aujourd’hui, ils sont une dizaine et cinq ou six en France. Cette ambition a séduit leur banque, qui leur a prêté de quoi agrandir leur cheptel et acquérir de nouvelles prairies. Leur asinerie possède désormais 40 ânesses réparties sur 40 ha. Ils vendent 70 000 savons par an (et bientôt des masques de beauté, des shampooing et des gels douche) grâce à une distribution étoffée sur la France, mais aussi en Belgique et bientôt en Espagne et au Portugal. Leur chiffre d’affaires progresse chaque année. Deux entreprises, l’une de diététique et l’autre de cosmétique, sont intéressées pour acheter leur lait sous sa forme brute.
> Dépêche du midi éd. Ariège - 19 février 2003
Francis et ses ânes
En 1995, Francis Vincent s’installe dans la campagne tarnaise. Son souhait : créer une nouvelle race d’âne. Le croisement d’un grand noir du Berry et d’une ânesse du Portugal donnera le Lugagnol si, au bout de 7 générations, il est reconnu comme nouvelle race.
Contact : Asinerie "Le Lugagnol" - Etang de la Treille - tél : 05 63 41 90 46
> Dépêche du midi éd. Tarn - 30 avril 2003
Des savons au lait d’ânesse
Depuis 2002, Béatrice Barthes élève une vingtaine d’ânesses dont elle vend le lait frais ou surgelé. Un lait riche en vitamines A, B et C, très digestible et réputé pour soigner les maladies de peau. Elle le transforme également en savons et bientôt en produits cosmétiques. La DJA lui a permis d’acheter une machine à fabriquer les savons. Elle commercialise ses produits sur les marchés, dans les magasins bio et les pharmacies ou encore par correspondance.
Contact : Béatrice Barthes - L’asinerie de la Gentilhommière - 28 Cami Nau - 65190 Ozon - tél : 05 62 35 22 26
> Dépêche du midi éd. Hautes-Pyrénées, 19 juin 2003 - Bulletin agricole 65, 22 mai 2003, p 18
La chèvre de Vazerac
Installé sur 13 hectares avec 60 chèvres, Régis Hochart, ingénieur agricole produit du lait pour la coopérative de Caussade. Son troupeau passera à 140 chèvres, puis à 240 têtes. La chute des prix du lait de chèvre l’amène à se reconvertir. Avec son frère, il se lance dans la transformation. Aujourd’hui, les fromages de la ferme de Lauzeral approvisionnent les meilleurs fromagers de Paris et s’exporte jusqu’au Japon.
Contact : Régis et Laurent Hochart - Lauzeral - 82220 Vazerac - tél : 05 63 67 64 10
> Dépêche du midi éd. Tarn-et-Garonne - 19 février 2003
Elever des chèvres angora
Après avoir visité un élevage dans l’Ariège et suivi une formation au CFPPA de Lannemezan, Maïté Puigmal s’est installée en 1992 à Labassère. Maïté est à la tête d’un troupeau de 80 chèvres angora. Elle livre le produit de la tonte à des artisans et la Sica Mohair (Castres) qui se chargent de transformer la laine en produits finis. Elle confectionne des produits en mohair de grande qualité ainsi que des produits fermiers : chevreau en carcasse et en conserves, pâté à l’armagnac et au poivre vert. Elle écoule ses produits sur les marchés, les foires et expositions ou sur son exploitation. Avec Christiane Michou-Baratin, d’Aulon, elles sont les deux seuls éleveurs de chèvres angora sur le département.
Contact : Maïté Puigmal - La chèvrerie du Haut Adour - 65200 Labassère - tél. 05 62 95 08 51
> Dépêche du midi éd. Hautes-Pyrénées - 28 février 2003
Passion apiculteur
Ancien informaticien, Jean-Michel Augré s’est reconverti dans l’apiculture et possède 200 ruches réparties sur 4 km autour de Barbotan (32). Pour éviter une contamination pesticide, il n’effectue pas de transhumance mais travaille en étroite collaboration avec ses voisins agriculteurs. Miel, pollen, gelée royale, pains d’épice, bonbons, liqueur et bougies sont vendus sur les marchés, par Internet et dans une boutique qu’il a récemment ouverte dans la station thermale. Par ailleurs, J.M. Augré propose un parcours d’observation des ruches passant par une salle d’exposition de ruches anciennes, la miellerie et l’atelier de bougies. Il anime des conférences et vient de publier un livre de vulgarisation sur les abeilles.
Contact : Jean-Michel Augré - Le Hajet - 32150 Barbotan-les-Thermes
> Dépêche du midi éd. Gers - 9 mai 2003
Naisseur-engraisseur d’escargots dans le Tarn
Christophe Varène est éleveur d’escargot près de Cordes, propriétaire de chambres d’hôtes et producteur fermier. Installé hors cadre familial depuis 1998, il a choisi cette production car elle nécessite peu d’investissements et se marie bien avec l’accueil touristique. Il engraisse 110 000 escargots par an et les fait transformer à la SICA de Vaour en rillettes. Les produits sont écoulés en vente directe uniquement.
> Paysan tarnais - 5 décembre 2002 - p 24
Entreprises innovantes
Pêcheur et restaurateur
Pour profiter à plein-temps de sa maison située au bord de l’eau, Didier Bretin est devenu pêcheur de rivière après une carrière internationale dans le secteur de l’automobile. Il est maintenant locataire de 7 lots de pêche, soit 28 km sur la Seille et y capture les poissons au filet. En ouvrant au bord de cette rivière un restaurant qui utilise le produit de sa pêche, il s’est offert le débouché nécessaire à la rentabilité de son activité. Toutefois, les pollutions agricoles, la multiplication des crues et l’absence de mesures prises pour sauvegarder la qualité de l’eau pourrait mettre en péril l’empoissonnement de la rivière et ces activités.
Contact : Didier Bretin - Auberge La Rivière - 71440 Savigny-sur-Seille - tél : 03 85 74 99 03
> Village - mai-juin 2003 - p 13-14
Elevage en liberté à la ferme de Fontvieille
"Nous adorons bien manger mais nous ne le concevons pas sans le respect de l’animal", expliquent sur leur site Anna et Nicolas Mysline. A la ferme de Fontvieille, sur 60 ha de côteaux en Haute-Garonne, ils élèvent en liberté volailles, porcs et vaches Casta, une race en voie d’extinction. Les produits sont commercialisés sur le marché ou à la ferme, dans le magasin du "Bout du Monde". Un calendrier en ligne permet de connaître, chaque mois, les produits qui seront vendus. Le site présente également les tarifs et quelques conseils culinaires.
Contact web : ww.ferme-de-fontvieille.com
> Agrimail - 7 avril 2003